Arette la Pierre Saint Martin

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Une chevrière pas ordinaire

a seulement 18 ans bac pro en poche clara tillous sest lancee en janvier dans lelevage de chevres alpines a arette une decision qui nest pas le fruit du hasard

À seulement 18 ans, bac pro en poche, Clara Tillous s’est lancée en janvier dans l’élevage de chèvres alpines à Arette. Une décision qui n’est pas le fruit du hasard.

Tout semble simple et couler de source pour Clara Tillous, sans jamais l’ombre d’une hésitation. Comme lorsqu’elle est allée avec une de ses tommes à la Poste d’Arette et l’a envoyée par colis dans l’Hérault pour le concours notional de fromages de chèvres Fromagora. une participation récompensée en septembre dernier par une médaille d’or. Ou bien encore quand Cara, certes accompagnée par sa mère a son 1er rendez-vous avec le banquier pour le convaincre du bien fondé de son projet à 17 ans.

"Dans la famille, on est agriculteur de père en fils depuis plusieurs générations" explique la jeune fille. Son père élève des vaches et des brebis, et pour Clara c’est une évidence. "C’était naturel pour moi de faire ce métier à partir du collège, et j’ai choisi les chèvres, parce qu’elles sont plus affectueuses que les brebis, ce n’est pas la même relation". Son bac pro en poche, et après plusieurs stages auprès de chevriers en Ossau, Aspe et Barétous, elle monte son projet. "Bien sûr, le fait d’être sur l’exploitation familiale me facilite la tâche, mais j’ai dû investir pour l’achat du troupeau, la machine à traire et la construction d’un saloir. Cela reste mon projet, j’élève les chévres seule et je fais le fromage seule aussi, si je me plante, c’est à cause de moi et si je réussis aussi". Force tranquille, Clara est plutôt du genre casanier, entourée des splendides montagnes du Barétous. "J’aime être chez moi et avoir une routine".

La tête sur les épaules - Une routine bien huilée en effet : nourrissage des chèvres à 6h 15 le matin, traite à 6h 30, fabrication ou affinage du fromage de 8h à 11h 30 et alimentation des chevrettes. L’après-midi, Clara contacte des crèmeries via Facebook et livre ses fromages. Le soir, il faut tourner les fromages du saloir... La tête sur les épaules, Clara est également loin d’être naïve, "je me maquille, je porte les cheveux longs, au début on ne m’a pas toujours prise au sérieux, et c’est vrai que c’est un peu usant de devoir prouver que j’en suis capable", glisse-t-elle. Seulement deux élèves de sa classe au collège ont choisi de suivre cette voie, ce qui ne l’empêche pas de conserver de solides amitiés. "Je vais au resto à Oloron avec mes copines de temps en temps, mais certaines viennent me rendre visite ici, et voir comment je travaille avec les chèvres, je reçois beaucoup d’encouragements".

Si le lycée professionnel et les stages lui ont beaucoup appris, le métier s’apprend surtout en le faisant, avec la pratique par exemple du chevrotage (lorque la chèvre met bas) qu’elle n’avait jamais vue, jusqu’à la naissance des premières chevrettes.

Des objectifs atteints - Avec un troupeau de 80 chèvres alpines, l’élevage se porte plutôt bien après seulement 10 mois d’activité. Les objectifs ont été atteints à 2 mois de la fin de la saison avec une production de 70 à 90 fromages par semaine environ. La particularité de sa tomme ? "Elle a une pâte souple, elle n’est pas sèche, et je la vends avec 2 mois d’affinage, ce qui lui donne un goût assez doux".

Sa 1er année d’activité n’est pas encore terminée que la jeune éleveuse se projette déjà : "J’aime rencontrer les gens, leur expliquer comment je travaille. J’aimerais développer un peu plus pour pouvoir proposer plus de vente directe l’année prochaine" sourit-elle.



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