Arette la Pierre Saint Martin

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Télésiège détruit : un coup dur pour la Pierre St-Martin

lincendie sest revele particulierement spectaculaire dans la nuit de lundi a mardi et a occupe les pompiers jusqua 3 heures du matin

La destruction par incendie d’une gare de télésiège prive la station de 40% de son domaine skiable. La Pierre Saint-Martin reste toutefois ouverte, et veut vite rebondir.

De l’abattement à l’envie de rebondir. Très vite. Et ce d’autant plus que "la neige arrive !" tente de relativiser le directeur de la Pierre Saint-Martin, Dominique Rousseu, pourtant très affecté.

Mardi , de nombreux sentiments s’entrechoquaient dans les esprits des acteurs de la station barétounaise, quelques heures après le violent incendie qui a ravagé le télésiège Family, inauguré en 2014 seulement. La gare, à l’architecture remarquable recouverte de bois, et construite par la société Doppelmayer, est inutilisable pour toute la saison et 5 pistes (rouge et noire) d’ores et déjà condamnées. Sans oublier le télésiège panoramique privé d’alimentation électrique.

Le"fleuron" de la station

"Nous avons perdu là le fleuron de la station, et 40% du domaine skiable", soupire Rousseu. Pour tous, l’absence de victime en raison de l’heure du sinistre survenu (vers 17h) après la journée d’exploitation constitue évidemment un grand réconfort. Mais le coup, rarisime en station de ski n’en est pas moins rude pour La Pierre Saint-Martin, seule station béarnaise ouverte malgré le faible niveau d’enneigement.

Dans l’attente des conclusions de la première équipe d’experts, venus dès l’après-midi sur le site du"Pas de l’Ours" entièrement bouclé par la gendarmerie qui a aussi ouvert une enquête, les réunions se sont rapidement enchaînées. Une chose est sûre : "les dégâts sont considérables", déploraient élus et responsables de terrain. "Tout cela aura un impact sur le résultat d’exploitation, mais il est encore trop tôt pour le chiffrer précisément", ajoutait-on du côté de N’Py, le réseau auquel appartient La Pierre St-Martin.

Au delà des 1600 mètres de pistes aménagées depuis la gare incendiée jusqu’au sommet, la station se voit privée de "l’élément structurant" de son domaine skiable, conçu lors de la lourde rénovation du site financé à hauteur de 24 M € (au total) par le Conseil Départemental, qui gère Gourette et La Pierre via l’EPSA (Etablissement Public des Stations d’Altitude). Ce sinistre pose également un gros point d’interrogation sur l’avenir immédiat des sept à huit dizaines de travailleurs saisonniers. Tous ne pourront pas être repris même si, pour l’heure, le niveau élevé de réservations engrangées pour les vacances de février ne semble pas menacé.

"Etre encore plus imaginatif"

"Il va falloir trouver des moyens d’innover, en relançant par exemple l’exploitation de la zone du Braca", tente d’imaginer Dominique Rousseu. Mardi, Pierre Casabonne, le maire d’Arette, ne disait pas autre chose : "Cet accident doit, maintenant, nous obliger à être encore plus imaginatifs, solidaires. On a toujours fait du bon travail dans notre petite station, et on va continuer malgré ce coup du sort".

Présent sur place aux côtés d’André Arribes(président de l’EPSA), le conseiller départemental Jean-Pierre Mirande fait, lui, confiance, à l’esprit montagnard : "Ici, la solidarité fonctionne. On doit d’abord dédramatiser, d’autant qu’il n’y a pas eu de drame humain et ensuite jouer la carte du collectif, se serrer les coudes".

Visiblement, les idées ne manquent pas. Le tissu commercial local semble, spontanément, prêt à venir au soutien. Et le programme des animations prévues cet hiver à La Pierre Saint-Martin pourrait même s’enrichir de quelques lignes supplémentaires !

Les commerçants de la station veulent rester "optimistes"

Pour les responsables des commerces locaux, la solidarité et l’image de la station permettront de se sortir de ce mauvais pas.

Jesson et Marceau sont beaux-frères et exploitent, depuis plusieurs années, deux établissements voisins, le "Tivoli" et la "Bodega". Ils font partie de la vingtaine de commerçants travaillant dans la station, et refusent, comme la plupart d’entre eux, de baisser les bras. "C’est un coup dur, mais on garde confiance !" assure le premier. "L’équipe de Dominique Rousseu se donne vraiment à fond pour bien faire les choses, on va rebondir. Il y a eu d’autres années compliquées, mais nous avons une clientèle qui reste fidèle à nos paysages magnifiques".

"La Pierre s’en remettra"

Son parent, qui exploite également une viennoiserie, dit peu ou prou la même chose : "La neige arrive, il n’y a que des dégâts matériels, les réservations s’annoncent bonnes pour les vacances de février et 65% du domaine va rester ouvert : alors soyons optimistes !"

"On a déjà ouvert avec moins", reprend Marceau. Après un hiver précédent "correct" et à cause cette fois d’un enneigement faiblard, il enregistre toutefois un chiffre d’affaires en recul "d’environ 30%" depuis le début de la saison.

Pour autant, il est certain que, en raison de "l’ambiance familiale qui règne dans la station où tout le monde se montre solidaire", que "La Pierre se remettra de ce nouveau coup du sort".

ZOOM

Un incendie très spectaculaire : "Comme une bombe !"

Tous les témoins directs ont été vraiment choqués par la violence de l’événement. Dans la nuit de lundi à mardi, et jusqu’à la maîtrise du foyer par les pompiers, vers 3h du matin, l’incendie qui a ravagé la gare du télésiège s’est révélé particulièrement spectaculaire. "C’était comme une bombe", évoque, par exemple un soldat du feu qui, comme d’autres, a eu très peur lors de la rupture du câble provoquée par les fortes températures. Visible de très loin, l’incendie, déclenché à proximité immédiate des premiers arbres de la forêt, a pris une forme encore plus inquiétante quand le liquide du système hydraulique s’est embrasé à son tour. "On aurait dit un geyser de feu !" témoigne un autre pompier dont la tâche n’a pas été simple dans ce lieu déjà difficile d’accès. Les secours, au nombre d’une trentaine, et qui ont reçu le renfort de personnels de la station, ont aussi dû composer avec des températures largement négatives en cours de nuit. Pompée dans la retenue collinaire de la station, l’eau gelait parfois avant même d’atteindre sa cible !



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