Arette la Pierre Saint Martin

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Gouaillardeu, le phénix de la vallée du Barétous

marie lise et frederic peyret au milieu du chantier de reconstruction du restaurant qui a ete repense afin detre plus fonctionnel et accueillant quauparavant 1

Renaître de ses cendres. Une expression qui convient malheureusement bien au restaurant Gouaillardeu, qui avait pris feu le 2 février dernier, au petit matin, sous les yeux impuissants et endoloris des deux gérants, Marie Lise et Frédéric Peyret, ainsi que de leurs employés. Dans le sinistre tout avait été perdu. Un coup d’autant plus dur qu’il était intervenu durant la saison hivernale, particulièrement dense pour le restaurant, qui se trouve sur le chemin de la station de La Pierre Saint-Martin, et bénéficie donc d’une grosse fréquentation jusqu’à la fermeture de cette dernière. Mais bien plus qu’une étape sur le chemin du ski, Gouaillardeu est avant tout une institution, le lieu où tous les Arettois et au delà aiment à se retrouver, un carrefour de rencontres qui lui confère le statut de poumon économique et social du village. "Les gens ne cessent de nous dire que le village est mort et qu’il n’y a plus rien depuis la fermeture. Ca nous montre à quel point notre établissement était important dans leur vie", explique Frédéric, qui avoue avoir "le coeur encore lourd", mais surtout l’envie irrépressible de reprendre.

De nouveaux plans

L’immense chantier de reconstruction a commencé début septembre. Tout est à refaire : une grosse partie de la toiture, les charpentes et menuiseries, les sols, tous les réseaux, du gros oeuvre comme du petit... "Quand les villageois ont vu la grue qui commençait à se monter dans la ruelle, pour les travaux, ils étaient fous !", reprend-il.

Avant cela, il avait fallu "déblayer tous les gravats, retirer tout ce qui avait brûlé". Un gros travail, physique, dans lequel Frédéric s’était lancé "avec la rage", pour que les entreprises puissent venir travailler le plus rapidement possible. Mais aussi faire les plans du nouveau restaurant. Car quitte à tout refaire, autant penser l’agencement du restaurant de manière plus fonctionnelle qu’avant. 

Ainsi, exit la marche avant de rentrer chez Gouaillardeu, puisque le sol a été mis à niveau. Grâce aux plans de l’architecture de la commune, Sylvain Airaud, l’établissement sera aux normes pour les personnes handicapées. Le bar ne se trouvera plus face à l’entrée, mais sur la gauche, et les ouvertures seront plus grandes, de sorte que la seconde salle de restaurant ne sera plus isolée.

Un million d’euros perdus

"La cuisine sera aussi plus grande, avec un plus grand espace de travail, précise Marie-Lise. Le chef est en train de réfléchir à une nouvelle carte, même si on retrouvera le même esprit qu’avant." Marie-Lise, c’est elle l’héritière de la maison Gouaillardeu, qui se transmet de mère en fille depuis quatre générations. Depuis l’hiver dernier, elle n’est plus vraiment la même. "Les journées sont longues. J’ai limpression de ne plus avoir la même relation aux gens, je me sens moins à ma place. Derrière mon comptoir, je suis plus à l’aise. Tu ne te poses pas de questions, les gens viennent vers toi."

L’assurance a estimé le préjudice, entre le sinistre et la perte d’exploitation, à un million d’euros. "Heureusement qu’on était bien assuré, reconnaît Frédéric. Nous avons pu conserver nos salaires, ainsi que ceux de nos cinq employés, qui ont eux aussi hâte de revenir. Mais nous perdons tous les bénéfices que nous réalisions. Et nous ne toucherons les indémnités pour la perte d’exploitation que lorsque nous aurons repris l’activité. Alors en attendant , on se serre la ceinture."

Se remettre à rigoler

Voilà un moment qu’ils n’avaient plus évoqué leur histoire de cette manière. "On sent la boule au ventre qui revient", expriment-ils, la voix légèrement cassée. Ces derniers mois, ils ont reçu beaucoup de soutien de leur clientèle et de leurs amis. Les conseils pleuvent, comme la suggestion de mettre une table à langer dans les sanitaires, les propositions de coups de main aussi. De quoi donner au couple du coeur à l’ouvrage.

"Ce qui est certain, c’est qu’on va revenir avec les dents ! En espérant rigoler, dans la bonne humeur. Avancer, quoi", conclut Frédéric. Et pour la renaissance du phénix, espérée fin avril, une grande fête est déjà en préparation. Il faudra bien ça ! 



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